14 Feb

Modèle de lettre au québec

En septembre 1775, après l`échec de la deuxième lettre pour influencer l`opinion publique, les colons américains ont lancé une invasion du Québec de fort Ticondéroga et Cambridge, Massachusetts. Cette invasion a abouti à la bataille de Québec à la fin de décembre 1775, dans laquelle la ville a été défendue avec succès, et les envahisseurs creusés dans l`hiver. Après la bataille, Moïse Hazen et Edward Antill voyagèrent de Québec à Philadelphie pour apporter les nouvelles de la défaite américaine. L`acquisition de la province de Québec à la suite de la guerre des Français et de l`Inde (1754 – 1763) [1] a permis à la Grande-Bretagne de contrôler toute la côte est de l`Amérique du Nord, et a amené l`ancienne colonie Français du Canada à resserrer les liens avec l`American Colonies. La nouvelle province est significativement différente de celle des autres provinces de l`Amérique britannique, car la grande majorité des habitants du Québec ne parlent que Français et sont catholiques romains. Il y avait aussi des différences dans les affaires civiles et juridiques, puisque la Loi avait, avant la conquête britannique, été fondée sur la loi Français. La lettre a informé le peuple du Québec de cinq droits importants du droit constitutionnel britannique qui n`étaient pas en vigueur dans leur colonie plus d`une décennie après le traité de paix de 1763, qui a mis fin à la guerre des Français et de l`Inde, et a abouti à chaque Français sujet au Canada devenir un nouveau sujet britannique, théoriquement égal dans les droits à tous les autres sujets britanniques. Ces cinq droits étaient représentatifs du gouvernement, procès par jury, habeas corpus, propriété foncière, et la liberté de la presse. Le texte cite un passage de Beccaria sur les crimes et la punition et de multiples extraits de l`esprit des lois de Montesquieu. L`historien québécois Marcel Trudel estime que cette première lettre a été «un cours intensif sur le gouvernement démocratique», tandis que Gustave Lanctôt prétend que la lettre du Congrès «a introduit [parmi les habitants] la notion de liberté personnelle et d`égalité politique», l`appelant leur premier «alphabet politique» et «première leçon de droit constitutionnel». Ces défis se suivent mutuellement et reviennent d`année en année. Aujourd`hui, les crises migratoires, le populisme grandissant et le protectionnisme, les impacts du changement climatique ou la transformation accélérée de l`économie mondiale sont autant d`événements qui touchent directement notre pays.

Ces situations soulignent la nécessité d`exposer l`ouverture aux autres et l`importance du dialogue, tant du point de vue des individus que du niveau international. Comme son implication soutenue sur la scène internationale témoigne, le Québec croit fermement au pouvoir de cette ouverture et de cette collaboration. Le 21 octobre 1774, le premier Congrès continental, réuni pour élaborer une réponse unie aux actes intolérables, s`est résolu à adresser des lettres aux populations du Québec, de l`île St. John`s, de la Nouvelle-Écosse, de la Géorgie, de la Floride orientale et de l`ouest de la Floride, toutes étant des colonies qui n`étaient pas représentés par des délégués au Congrès. 4 Un comité composé de Thomas Cushing, Richard Henry Lee et John Dickinson a été mis en place pour rédiger ces lettres [5]. [6] un premier projet a été présenté le 24 octobre, débattu et retourné au Comité. Le 26 octobre, un nouveau projet a été présenté, débattu, amendé et adopté. [5] une résolution a été adoptée pour que le Président signe la lettre et ordonne la traduction et l`impression d`une lettre aux habitants de la province de Québec à faire sous la supervision des délégués de la Pennsylvanie.

La lettre a été traduite en Français et imprimée sous la forme d`une brochure de 18 pages intitulée Lettre adressée aux habitans de la province de Québec, ci-devant le Canada, de la part du Congrès général de l`Amérique septentrionale, tenu à Philadelphie. La traduction est attribuée à Pierre Eugene du Simitiere [7].

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